CAMEROUN : PIÈCES D’IDENTITÉS, UNE AUTRE ENTREPRISE FRANÇAISE MISE A LA PORTE

CAMEROUN : PIÈCES D’IDENTITÉS, UNE AUTRE ENTREPRISE FRANÇAISE MISE A LA PORTE

En 1994, le Cameroun va mettre sur pieds le programme Senac (sécurisation de la nationalité camerounaise), pour l’élaboration des cartes nationales « informatisées ». Un partenaire technique sera donc sollicité, l’entreprise française de sécurité numérique Thalès Security Systems.


Thales n’aura jamais informatisé les cartes d’identités alors qu’elle présentait des papiers plastifies jusqu’en 1999, date à laquelle le gouvernement camerounais va menacer le groupe français de rupture de contrat. Ainsi donc, en Septembre 2007 le président de la république prendra un décret fixant les modalités de la carte nationale d’identité, le nouveau délégué Général à la sureté nationale Mbarga Nguélé va exiger que l’entreprise française respecte son cahier de charges, notamment l’obligation de transfert de technologies et de compétences


Selon l’article de Moussa Njoya publié par le media 237 online, ayant des doutes sur la fiabilité de la carte nationale d’identité fournie par Thalès, la Sûreté nationale va commander à des jeunes informaticiens camerounais la production des cartes contrefaites. Lors d’une réunion le Délégué général présentera celles-ci au colonel Fabre qui était alors le responsable de Thalès Cameroun. Selon notre source, «Ne sachant pas ce qui se passe, il a regardé les deux cartes, il a retourné dans tous les sens, et il a dit ‘’c’est beau, c’est bien ! Elles sont jolies. Où est alors le problème ?’’, c’est là où le délégué est rentré dans une colère noire et lui a répondu : ‘’vous dites qu’elles sont bien hein ? Ce sont alors de fausses cartes ! Vous voyez comment elles sont faciles à copier ! Ça ne sert à rien votre système là ! ».
Cette opération avait été montée par le Dgsn à la suite de la découverte des lie

ux de fabrique de fausses cartes nationales dans les villes telles que Buea. Ce qui avait tout d’abord éveillé les soupçons du Dgsn, c’est qu’au lendemain de son installation, les responsables de Thalès, selon notre source, sont venus avec une mallette d’environ deux millions d’euros. « Le Délégué général l’a reçue et a appelé le directeur du budget pour la lui remettre, afin qu’elle soit reversée dans les caisses de l’Etat (…) C’est là où les gens de Thalès ont compris que ça va se compliquer pour eux et que les choses ne vont plus se passer comme avant ! ».

Spécialisé dans les surfacturations, l’incompétence et les soupçons qui pesaient sur le groupe, les réseaux parallèles de distributions des cartes d’identités camerounaises aux étrangers va pousser l’état du Cameroun à mettre fin au contrat qui nous liait à cette entreprise mafieuse, Thales.

Le Cameroun veut sécuriser ses cartes d’identités.
Apres Thales, une autre entreprise française va regagner la porte, il s’agit de Sacel.
Sacel était chargée des services photos pour nos pièces d’identités dans les commissariats.
Voilà le communique du DGSN signe le 24 Décembre 2015 : «les demandeurs des cartes nationales d’identité, des cartes de séjour et de résident doivent, en plus des pièces exigibles, fournir quatre demies photographies au format 4×4 en couleur sur fond blanc, en vue de leur enrôlement dans les postes d’identification»

A travers ce communique, le patron de la police venait de rompre le contrat qui liait le Cameroun a cette entreprise française.
Le journal Le jour indique que le 12 août 2015, Mbarga Nguelé «a installé un comité de supervision du nouveau système d’identification». Lequel comité devait «définir les choix et orientations stratégiques, valider les choix techniques, procéder à l’évaluation périodique des travaux, décider des mesures correctives, la mise en exploitation du nouveau système informatique d’identification sécuritaire».


Albert Tizin, le responsable de cette structure parle d’une rupture abusive et évoque le sort des employés qui seront au chômage. Rire…

Cameroun Liberty

Source: cameroun liberty
Date: 30-01-2016